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RANA

Gorgani

Artiste chorégraphique • derviche tourneur • chercheuse du mouvement

Rana Gorgani est une artiste chorégraphique franco-iranienne reconnue pour son approche singulière de la danse soufie et du tournoiement. Derviche tourneur dans une pratique longtemps transmise par des hommes, elle développe depuis plus de quinze ans un langage artistique où le corps devient à la fois instrument de présence, espace de transmission et matière de création.

« Je ne suis ni d’Orient, ni d’Occident, ni de la terre, ni de la mer.

Mon lieu est le non-lieu, mon signe est le non-signe. »

— Rûmi

1984

Le commencement

Née en 1984 en Allemagne d’une mère iranienne et d’un père kurde, Rana Gorgani grandit en France, où elle vit aujourd’hui.

Son chemin commence par la musique. Très jeune, elle découvre le daf, tambour sur cadre sacré d’origine kurde, qui devient sa première porte d’entrée vers la spiritualité soufie.

Formation

Une pensée en mouvement

Formée à l’art dramatique, Rana Gorgani étudie également la philosophie avant d’approfondir son approche par un Master en ethnomusicologie et anthropologie de la danse.

Ses recherches la mènent notamment auprès des Qashqa’i, peuple nomade d’Iran, dont l’art de vivre nourrit sa réflexion sur la transmission, le sacré, le corps et l’appartenance.

2009

L'Œil Persan

En 2009, elle fonde la compagnie L’Œil Persan, première entité en Europe dédiée à la sauvegarde, à la transmission et au rayonnement des danses du monde persan.

Depuis, elle développe une œuvre à la fois artistique, pédagogique et spirituelle, en collaboration avec des institutions, des musiciens, des chorégraphes et des scènes internationales. 

Le Samâ

Le corps féminin, une présence rare

Rare femme à porter publiquement la danse soufie, elle élève le Samâ — la danse des derviches tourneurs — au rang d’art vivant, à la croisée du rituel, de la poésie, de la musique et de la création contemporaine.

En tant que femme derviche tourneur, elle ouvre un espace rare : celui d’un corps féminin qui assume publiquement une pratique longtemps réservée aux hommes, tout en respectant la profondeur spirituelle de la tradition. 

Baalbeck

Festival international, Liban

Abu Dhabi

Festival Al Burda

2024 — Paris

La flamme

En 2024, Rana Gorgani est sélectionnée pour porter la flamme olympique à Paris. Elle porte cette flamme en hommage au peuple iranien et au mouvement « Femme, Vie, Liberté », faisant de ce geste un symbole de mémoire, de courage et de liberté pour les femmes iraniennes. 

 » La danse peut devenir un acte de résistance. « 

Aujourd'hui

La trace

Depuis deux ans, elle ouvre un nouveau champ de recherche autour de « la trace ». Cette recherche prolonge son travail sur la danse soufie.

Cette exploration se déploie en parallèle de l’écriture d’un roman, nourri par son parcours, son lien à l’Iran, la spiritualité soufie et la place des femmes dans les traditions mystiques. 

« Je ne suis ni d'Orient, ni d'Occident, ni de la terre, ni de la mer. Mon lieu est le non-lieu, mon signe est le non-signe. Je ne suis ni corps ni âme, car j'appartiens à l'Âme des âmes. »

Rhumi

Surnommée parfois la « papesse de la danse soufie », Rana Gorgani préfère se reconnaître dans ces mots. Aujourd’hui, elle poursuit une œuvre qui relie l’Orient et l’Occident, le féminin et le sacré, la tradition et la création contemporaine.

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