
À partir du tournoiement soufi, Rana Gorgani développe un langage plastique où le geste ne disparaît plus dans l’instant. Le corps tourne, le pinceau prolonge le mouvement, l’encre reçoit l’impulsion, le papier conserve la trace.
Chaque projet explore une dimension particulière de cette recherche : l’image, la couleur, le souffle, la mémoire, la matière, le visible et l’invisible.
Une performance et trois activations, issues du même axe de rotation.
Operation Epic Fury
Rencontres d'Arles 2026, La Nuit de l'Année
Papeteries Étienne
Chromatic Sama ©
Rencontres d'Arles 2026, La Nuit de l'Année
Papeteries Étienne
Haft Rang ©
Sept couleurs d'encre, Cartographie du geste
Constellation
Trace d'Eau ©
Calligraphie à l'eauApparition éphémère
Souffle & effacement
En 2009, elle fonde la compagnie L’Œil Persan, première entité en Europe dédiée à la sauvegarde, à la transmission et au rayonnement des danses du monde persan.
Depuis, elle développe une œuvre à la fois artistique, pédagogique et spirituelle, en collaboration avec des institutions, des musiciens, des chorégraphes et des scènes internationales.
Rare femme à porter publiquement la danse soufie, elle élève le Samâ — la danse des derviches tourneurs — au rang d’art vivant, à la croisée du rituel, de la poésie, de la musique et de la création contemporaine.
En tant que femme derviche tourneur, elle ouvre un espace rare : celui d’un corps féminin qui assume publiquement une pratique longtemps réservée aux hommes, tout en respectant la profondeur spirituelle de la tradition.
Festival international, Liban
Festival Al Burda
En 2024, Rana Gorgani est sélectionnée pour porter la flamme olympique à Paris. Elle porte cette flamme en hommage au peuple iranien et au mouvement « Femme, Vie, Liberté », faisant de ce geste un symbole de mémoire, de courage et de liberté pour les femmes iraniennes.
» La danse peut devenir un acte de résistance. «
Depuis deux ans, elle ouvre un nouveau champ de recherche autour de « la trace ». Cette recherche prolonge son travail sur la danse soufie.
Cette exploration se déploie en parallèle de l’écriture d’un roman, nourri par son parcours, son lien à l’Iran, la spiritualité soufie et la place des femmes dans les traditions mystiques.
Rhumi
Surnommée parfois la « papesse de la danse soufie », Rana Gorgani préfère se reconnaître dans ces mots. Aujourd’hui, elle poursuit une œuvre qui relie l’Orient et l’Occident, le féminin et le sacré, la tradition et la création contemporaine.
Tous droits réservés.